Salut à tous !
Certes, je fous rien sur ce blog, mais Facebook et autre Google+ permettent assez de maintenir le contact pour que je puisse vous spammer continuellement de tous les événements inintéressants de ma vie. Du coup je fais pas trop d'effort ici, sauf de temps en temps, comme aujourd'hui, où un événement intéressant me donne envie de revenir un peu plus longuement dessus.
Et aujourd'hui, on va parler de la Paris Games Week, que j'ai visité hier. Si vous avez un peu suivi mes tribulations sur ce salon l'année dernière, vous savez ce que j'en pense : je considère qu'ils ont coulé les deux salons jeux vidéo en France pour faire un salon unique (et donc un passage obligé pour les gamers et les éditeurs...) regroupant tout les pires aspects des deux précédants. Bref, une daube en puissance, mais si le SELL était foutu de faire des trucs bien, ça se saurait.
J'y suis pourtant retourné cette année, d'une part parce que j'avais des places gratuites (merci Playstation), et d'autre part parce que je cherche toujours un job. (Autant spoiler tout de suite sur ce point : il n'y avait RIEN. Le forum des métiers présentait seulement des formations, et aucun recruteur n'a été dépêché par les éditeurs)
Au final, la visite était fun... mais plus pour avoir vu des gens que pour avoir effectivement apprécié le salon.
Pas d'exclus, rien de très importants à présenter... Tout les jeux du salon étaient les jeux de fin d'année qui sortiront avant Noël ! Rien de nouveau sous le soleil, donc... Tout au plus quelques vidéos plus détaillés, et des démos jouables, puisque maintenant les jeux sont finalisés.
Au final, j'aurai surtout récupéré du loot de merdouilles pour encombrer encore un peu plus mes meubles et pu voir des potes et les enquiquiner dans les interminables files d'attentes (Nicolas et Matthias gagnent chacun un niveau de sbire. Enfin, pour Matthias, il perd aussi des points de prestige, il s'est fait interviewé par jeuxvideo.com... J'vous jure, ces sbires, toujours dans les coups foireux.)
Bon, quand même, j'ai vu quelques trucs intéressants :
# Sonic Generations : LA bonne surprise (et seule surprise, aussi) du salon ! Enfin un Sonic qui me semble potable depuis Sonic Adventure 2.
Après les tentatives foireuse de la Sonic Team de refaire un Sonic original, ils nous proposent maintenant un Sonic combo qui contente à la fois :
- Ceux qui veulent des remakes des vieux Sonic
- Ceux qui ne veulent pas se faire refourguer des remakes des vieux Sonic
- Ceux qui veulent un Sonic à l'ancienne, en 2D vue de coté
- Ceux qui veulent de nouveaux Sonic, en 3D vue arrière
Alors vu comme ça, on peut se poser des questions sur la santé mentale de nos amis nippons, mais pour le coup, ils savent ce qu'ils font : vous avez un jeu dans lequel chaque niveau est tiré de l'histoire de Sonic (donc pour chaque épisode de la série, vous trouverez au moins un des niveaux emblématique ce celui là : Green Hill Zone de Sonic the Hedgehog, Sky Island de Sonic & Knuckles, City Escape de Sonic Adventure 2...) et jouable soit par Sonic, soit par Sonic. Non, non, j'ai pas foiré le copier-coller : vous pourrez jouer soit avec Sonic Classic, le Sonic un peu bouboule de ses débuts, dont les niveaux se passent en vue de coté en fausse 2D "à l'ancienne", et Sonic Modern, le Sonic plus "djeuns", qui trace dans ses niveau en vertigineuse vue arrière.
Évidemment, tout les niveaux ont du être retravailler pour l'une ou l'autre de ces versions, donc c'est pas juste du réchauffé...
Bref, enfin un vrai bon Sonic ? C'est l'impression que j'en ai eu en jouant mon niveau favori, City Escape, sur les bornes. Réponse définitive le 4 Novembre ! (Dommage que j'ai raté le coche pour avoir un prix décent sur le collector... Du coup je vais peut être attendre un peu avant de l'acheter :) !)
# Uncharted 3
Celui là, on savait déjà qu'il allait tuer, mais pour l'avoir essayer avec mon sbire, Matthias, on sait maintenant à quel point. Le jeu est excessivement bien fait pour ce type là. Peut être légèrement sur-scripté à certains endroit, mais on aime ce coté spéctaculaire et cinématographique qui vient entrecouper l'action du jeu.
Ca promet de secouer, d'autant qu'il sort dans un peu plus d'une semaine (2/11/11)
# Marcus
Marc Lacombe, ce héros. En tout cas, c'en est un pour moi : une des rares figures connues du jeu vidéo, il a toujours représenté et défendu notre communauté de gamers en France avec brio. Pas comme certains autres abrutis de "journalistes" (au hasard : Davy Mourier, M. Poulpe...) qui nous font passer pour des gros noeunoeuds chez qui une lobotomie augmenterait le QI.
De plus, j'aime sa façon de présenter ses coups de coeurs, ses avis nuancés, son ouverture et sa naïveté bon enfant.
Bref, tout ça pour dire qu'il était sur le salon, et que j'ai décidé cette année d'aller lui dire bonjour, en lui faisant aussi signer au passage son livre que je me suis procuré sur place.
Malheureusement, les gens de chez Jeuxactu.com n'étant pas très dégourdis au niveau de l'organisation, ils nous ont laissés poireauter plus d'une heure dans la file d'attente avant de nous dire que non, en fait, il faut partir parce qu'il n'aura pas le temps de voir tout le monde. Bravo les gars...
Marcus était donc victime de son succès : trop de monde sur son stand, et comme il prenait quelques minutes pour discuter avec chacun, on a pas eu le temps de le voir... mais on ne va sûrement pas lui en vouloir pour ça ! Je retenterai ma chance une prochaine fois !
En attendant, parlons de son bouquin, "Nos jeux vidéo - 70-90" co-écrit avec Philippe Kieffer. Il s'agit d'un petit récapitulatif de l'histoire des jeux vidéo, de ses débuts jusqu'à l'avènement des consoles axées 3D, comme la Playstation et consoeurs. (En gros toute la période précédent mon arrivée sur le marché B-) !)
Le ton est bien le sien : humour, avis personnel, et ton gentillet (j'ai connu des avis plus tranchés sur les protagonistes de l'histoire vidéo-ludique) et parfois assez subjectif puisqu'il ne nie pas compter "son histoire du jeux", comme il l'a vécu.
Le livre très coloré est plein d'illustration et de photos, de quoi oter tout coté rébarbatif que l'humour de Marcus n'aurai pas déjà éliminé. Bémol toutefois : aucune légende sur les photos. Pas bien ! Si pour moi toutes les photos parlent d'elles même, je ne sais pas si tout les néophytes en penseront autant. D'ailleurs, en parlant de néophytes, le livre (a le bon goût de) se place(r) entre deux niveau de difficulté : pas trop complet pour ne pas abattre d'ennui les joueurs casuals, et pas trop superficiel non plus, pour mériter le titre de bouquin.
On regrettera au final le prix de l'ouvrage, 25€, qui doit probablement être du au coté "album photo", qu'on reconnait au premier coup d'oeil au format du livre QUI EST COMPLETEMENT POURRI BORDEL COMMENT JE VAIS RENTRER CA DANS UNE BIBLIOTHEQUE @#£$ ! Mais sinon, un bon petit recueil, qui mérite bien la crise d'épiléptie qu'on va se taper avec les couleurs de la couverture :) !
Pour ceux qui veulent aller plus loin, je recommande aussi "Philosophie des jeux vidéo", de Mathieu Triclot. Je vous avoue n'avoir que survolé le bouquin, mais j'ai une bonne raison : j'ai participé à son cours "Cinéma et jeux vidéo" à l'UTBM, et donc plutôt qu'un livre de 250 pages, j'ai eu des cours pendant 6 mois :D ! C'est mieux, non ? Bref, on abordera dans ce second livre l'histoire plus en détail, entrecroisé avec des éléments de réponse à la question fondamentale : "Qu'est ce que le jeu vidéo ?", et autres interogation sur la nature artistique de ce média, sa place dans la société... Bref, le parfait ouvrage pour creuser encore un peu le sujet :) ! (Bon, par contre y a moins d'images, hein)
Voilà pour mon tour du PGW ! Si on enlève mes digressions, et qu'on fait le compte de ce que j'ai vu, on voit que ça valait pas forcément le coup... Je regrète le Micromania Games Show (grandes animations de meilleures qualités que les "HEY SALUT LES JEUNES SI JE VOUS ECLATAIS LES OREILLES AVEC LA MUSIQUE DE MERDE DE MON JEU DE DANSE POUR QUE VOUS PUISSIEZ PAS ENTENDRE CE QUE LE MEC DIT TROIS STANDS PLUS LOIN, WOUHOU" proposé à PGW, des présentations plus fournies et pas cachés au fond d'une salle microscopique, des vidéos un peu plus originales, et plus de loot ^^ !) et le Festival du Jeu vidéo (on dirai pas qu'il y a une filiation commune avec le PGW, vu qu'on a perdu les exclus, la bonne ambiance, les contacts un peu plus "pro"...)
J'y retournerai surement l'année prochaine si je retrouve des places gratuites, mais pas pendant le week end. Quitte à pas voir grand chose, autant le voir dans le calme... Donc à l'année prochaine, sous réserve de jours de congés, et de places offertes. Sinon ça ne me manquera pas plus que ça...

